sourire narquois

Soumis par Hayan Sidaoui le mar 30/01/2018 - 23:05

Rubrique

Nulle femme comme toi n'a besoin d’un poète
Ni d’un puceau ou d’un candide comme moi
Qui flaire les lumières et les fêtes
Qui de l’amour en a fait un roi

Tes lèvres inspirent l'éphémère
Me regardent dédaigneuses
Nul regard ne sera plus fier
Que de goûter aux tiennes rêveuses

je rêve seul, à ton insu
De quelle ombre, de quelle fraîcheur ?
Je suis celui que le temps tue
En attendant la moindre de tes lueurs

Sur tes lèvres je poserai les miennes
Sur tes hanches je poserai mes mains
Mes pensées et mes envies seront tiennes
Ton voile s'envolera jusqu'aux confins

Muse, je songe à ce défi
Dont le poète en est verni
Tant tes mots chantent
Le supplice qui avec danse

J'aime les roses et leurs épines
J'aime les brises réveillant les blessures
J'aime les ronces qui chatouillent
Des souffrances je n'en ai cure

Je ne cesserai de déshabiller
Ton âme qui m'inflige la douceur
De tes sévices, de tes simagrées
Nu ton esprit est mon bonheur

De ta chair je ferai mes gammes
Je dompterai le plaisir rose
Je goutterai chaque gramme
Pour toi je serai celui qui ose

Je t'aime déjà sans doute
Mon souffle se mélangeant au tien
Déclenchera nos ébats et nos joutes
Ravivera les pointes de tes seins

Je viendrai goûter ton nectar
Telle une abeille savourant son pétale
Je chérirai cet avatar
Me promenant dans tes dédales

Je t'aime déjà beaucoup, sans doute
Comme le ciel aime le vent
Tes jambes me couvriront telle une voûte
Faisant courir mon sang

Je viendrai te tenir sans relâche
Pour que ta rosée m'enivre
Je voudrais mourir à la tâche
Ton parfum je voudrai suivre

Non, les leurres ne m'effraient pas
Ni le traître temps qui tue
Je ne crains nul trépas
Sinon celui de ne t'avoir pas eue

Ne suis-je pas l'éternel errant
Qui de ton désir jouit ?
Je t'attends à ce tournant
Où ton sourire narquois luit