France

Soumis par Hayan Sidaoui le jeu 22/02/2018 - 20:54

Toi l’immorale, qui rêve de quelques passions
Qui de sa vertu en joue et en fait une offrande
Collectionneuse de pauvres petites déceptions
Toi dont les caprices effrontés salissent ce monde

De tous tes courtisans, aux piètres avantages
Tu ne vois point que le minuscule plaisir grivois
Appréciant tenir quelques vits volages
Où l’obscénité devient pour toi une loi

Nymphes

Soumis par Hayan Sidaoui le mer 14/02/2018 - 03:06

Le spectre présente ses games
Comme les charmes qui s'offrent
Colore les plaintes des âmes
Chantant à plein coffre

Comme des ombres légères
Mouvantes et haut perchées
Sur les écumes éphémères
Surfent les nymphes blasées

Sur la rive ferme ou l'on accoste
La terre mémorise les empreintes
S'évaporent en quelque sorte
Les traces que la jouissance suinte

Lendemain

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 12/02/2018 - 19:22

L'étoile savait pertinemment
Le jour suit la nuit
Nous chantâmes et puis
Nous dansâmes différemment

Légers comme deux plumes
Courant sur le papier
Les mots épuisent l'encrier
Ondulant comme nous voulûmes

Demain nous irons plus loin
Sur le chemin des dunes
Ce que nous sommes et fûmes
Sera toujours un lendemain

L'air du temps

Soumis par Hayan Sidaoui le dim 11/02/2018 - 18:40

L'air du temps qui passe serein
Malgré l'âme parfois chahutée
Le repos mérité dilue tout dédain
Ni mélancolie, ni fièvre, ni mélopée

On n'en garde qu'un goût de farce
Telle l'herbe gardant le souvenir d'un vent
Dont le voyage efface les insipides traces
Ni amer, ni sucré, ni humide ou ardent

Vague mais calme devient l'esprit
Tel un papillon oubliant sa fleur
Entre deux, le vol hagard tue l'ennui
En imaginant les prochaines clameurs

Le marbre blanc

Soumis par Hayan Sidaoui le sam 03/02/2018 - 19:08

Les cyprès aux aiguilles rêveuses
Murmurent une sérénade
Accompagnant le souffle fade
Qui embaume les tombes pieuses

Une lumière éparse et tiède
Réchauffe à peine les dalles
Couvrant les joyeux dédales
Où circulent les esprits fiers

Dans ces labyrinthes sans fin
Chantonnent des voix
Les victoires et la joie
De l’air aux multiples parfums

Puis au soleil Couchant
Quand les étoiles se lèvent
La lune de ses lueurs achève
D’éclairer le marbre blanc

L'horizon

Soumis par Hayan Sidaoui le mer 10/01/2018 - 00:35

Je l'aperçois au loin, la ligne
Où valsent les deux rondes
Celle où se rejoignent les signes
Du ciel et de ce bas monde

Tantôt levant tantôt plongeant
L'astre à la lumière brûlante
Tantôt présent tantôt absent
L'argenté à la lumière tamisante

Quelques fois elle fuit, "l'horizontale"
Se cachant des ires célestes
Puis réapparaît dévoilant la magistrale,
La vérité que certains détestent

La couleur pourpre

Soumis par Hayan Sidaoui le dim 07/01/2018 - 01:14

Perfides soupirs annonçant la tempête
Que précédent les gestes fourbes
Qui éffleurent les contours courbes
Mirage insaisissable toujours en fête

Fête déchaînée des sens
Qui chantent puis qui dansent
Rituel précieux des croyants
Qui n'ont pour dieu que le plaisir chatoyant

Chatoyant devient l'esprit
Celui qui entrevoie le paradis
Un moment, le ciel s'ouvre
Puis apparaît la couleur pourpre

Pétales

Soumis par Hayan Sidaoui le jeu 28/12/2017 - 21:57

Le sais-tu l'élue des jardins
Que mon cœur se remplit d'ennui
Submergé par l'attente et le chagrin
Loin de ton corps et de ses envies

Offres ton volatile et doux parfum
À l'impatient et l'errant que je suis
Je t'offrirai mon âme qui soudain
Désire tes lèvres, tes seins et la survie

Sous un ciel aux étoiles qui fuient
L'éclat de ton visage qui chaque matin
Illumine mon élan et mon esprit
Tel un soleil éclairant le chemin

Libération

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 18/12/2017 - 22:30

La forêt hurle
Menaçante
Les rossignols attentifs
Se taisent
Chants inauguraux muets
Les arbres grondent
Flore imposante
Faune sur le qui-vive
Sans voix

La lumière tarde
Traîne
Sur le chemin sinueux
Chemin demeure sombre
Les proies disparaissent
Les prédateurs se cachent
Les yeux clairs se referment
Le bleu disparaît

Jalousie

Soumis par Hayan Sidaoui le sam 16/12/2017 - 19:15

Jaloux je suis du matin
De la rosée caressant les pétales
De la fleur sentant le jasmin
Qui éclaire de sa beauté les dédales

Jaloux je suis du jour
De la brise caressant les rayons
S’évaporent les derniers vautours
Balayant les derniers haillons

Jaloux je suis du soleil
Qui l’embrasse au levant
Qui s’éteint devant la merveille
Puis l’enlace au couchant

Jaloux je suis de la nuit
Des étoiles qui scintillent
Les ombres timides fuient
Le visage cristallin qui pétille