Poésie

Nous irons sur les sentiers roses
Où sous un ciel clair et bleu
Je t'offrirai mes baisers pieux
Là où mes regards se posent

Nous parcourrons les prairies chaudes
Où courent des joyeux ruisseaux
Je serai ton ombre, ton puceau
S'abreuvant de ta vallée éclose

Nous escaladerons les montagnes blanches
Où nichent des aigles majestueux
Je deviendrai tes ailes, ton impétueux
T'emmenant vers les sensations franches

À qui le mérite

Soumis par Hayan Sidaoui le jeu 15/02/2018 - 22:35

Chaque jour, semaine et mois
D'heure en heure, patiemment
Je guette ton parfum et tes sons
Ma flamme se consume lentement
Savourant la délicate prison

Je cherche l'infini chemin
Qui ne me mènera nulle part
Sinon vers le seul destin
T'aimer à chaque départ

J'aime mes allers et tes retours
J'aime tes yeux ouverts et fermés
J'oublie le compte à rebours
Allongeant la vie près de toi l'aimée

Nymphes

Soumis par Hayan Sidaoui le mer 14/02/2018 - 03:06

Le spectre présente ses games
Comme les charmes qui s'offrent
Colore les plaintes des âmes
Chantant à plein coffre

Comme des ombres légères
Mouvantes et haut perchées
Sur les écumes éphémères
Surfent les nymphes blasées

Sur la rive ferme ou l'on accoste
La terre mémorise les empreintes
S'évaporent en quelque sorte
Les traces que la jouissance suinte

Lendemain

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 12/02/2018 - 19:22

L'étoile savait pertinemment
Le jour suit la nuit
Nous chantâmes et puis
Nous dansâmes différemment

Légers comme deux plumes
Courant sur le papier
Les mots épuisent l'encrier
Ondulant comme nous voulûmes

Demain nous irons plus loin
Sur le chemin des dunes
Ce que nous sommes et fûmes
Sera toujours un lendemain

L'air du temps

Soumis par Hayan Sidaoui le dim 11/02/2018 - 18:40

L'air du temps qui passe serein
Malgré l'âme parfois chahutée
Le repos mérité dilue tout dédain
Ni mélancolie, ni fièvre, ni mélopée

On n'en garde qu'un goût de farce
Telle l'herbe gardant le souvenir d'un vent
Dont le voyage efface les insipides traces
Ni amer, ni sucré, ni humide ou ardent

Vague mais calme devient l'esprit
Tel un papillon oubliant sa fleur
Entre deux, le vol hagard tue l'ennui
En imaginant les prochaines clameurs

Le marbre blanc

Soumis par Hayan Sidaoui le sam 03/02/2018 - 19:08

Les cyprès aux aiguilles rêveuses
Murmurent une sérénade
Accompagnant le souffle fade
Qui embaume les tombes pieuses

Une lumière éparse et tiède
Réchauffe à peine les dalles
Couvrant les joyeux dédales
Où circulent les esprits fiers

Dans ces labyrinthes sans fin
Chantonnent des voix
Les victoires et la joie
De l’air aux multiples parfums

Puis au soleil Couchant
Quand les étoiles se lèvent
La lune de ses lueurs achève
D’éclairer le marbre blanc

sourire narquois

Soumis par Hayan Sidaoui le mar 30/01/2018 - 23:05

Nulle femme comme toi n'a besoin d’un poète
Ni d’un puceau ou d’un candide comme moi
Qui flaire les lumières et les fêtes
Qui de l’amour en a fait un roi

Tes lèvres inspirent l'éphémère
Me regardent dédaigneuses
Nul regard ne sera plus fier
Que de goûter aux tiennes rêveuses

je rêve seul, à ton insu
De quelle ombre, de quelle fraîcheur ?
Je suis celui que le temps tue
En attendant la moindre de tes lueurs

Trône

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 15/01/2018 - 09:58

C'est un haut trône en fer
Sur un large bloc de granit
Couvert de débris mais fier
D'enfanter des héros et des pépites

À ses pieds se morfondent les envieux
Se noyant dans les regrets et leurs mites
Qui rongent leurs besognes et leurs dieux
Succombant devant le souffle des âmes bénites

L'horizon

Soumis par Hayan Sidaoui le mer 10/01/2018 - 00:35

Je l'aperçois au loin, la ligne
Où valsent les deux rondes
Celle où se rejoignent les signes
Du ciel et de ce bas monde

Tantôt levant tantôt plongeant
L'astre à la lumière brûlante
Tantôt présent tantôt absent
L'argenté à la lumière tamisante

Quelques fois elle fuit, "l'horizontale"
Se cachant des ires célestes
Puis réapparaît dévoilant la magistrale,
La vérité que certains détestent

La couleur pourpre

Soumis par Hayan Sidaoui le dim 07/01/2018 - 01:14

Perfides soupirs annonçant la tempête
Que précédent les gestes fourbes
Qui éffleurent les contours courbes
Mirage insaisissable toujours en fête

Fête déchaînée des sens
Qui chantent puis qui dansent
Rituel précieux des croyants
Qui n'ont pour dieu que le plaisir chatoyant

Chatoyant devient l'esprit
Celui qui entrevoie le paradis
Un moment, le ciel s'ouvre
Puis apparaît la couleur pourpre

D'hier à demain

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 01/01/2018 - 19:25

Finalement c'est un soir comme un autre
On aime ou pas, on savoure ou pas
Le lendemain sera tout autre
Comme les jours qui coulent au pas

Des jours et nuits accompagnant le temps
Comme ces rivières qui coulent sereines
Sur leurs rives laissent le limon d'un an
Qui en rien consolent les prétendues vaines

Nous veillissons ensemble dans ce monde
Différents, ennemis, amis ou complices
Nous allons ensemble vers l'autre monde
Glorifiés, oubliés ou simplement porteurs de malice