Pop'art

Soumis par Hayan Sidaoui le jeu 19/10/2017 - 12:51

L'art, la politique et la religion ont toujours fonctionné ensemble, les exemples ne manquent pas : les mésopotamiens et les Egyptiens (déjà !) ont fait de l'art des reliques religieuses tout comme les inquisiteurs du Moyen Age, les Grecs anciens ont fait de l'art une philosophie, les Romains un instrument de puissance, des architectes comme Violet Le Duc, Le Nôtre ou encore Boullée ont conçu leurs œuvres dans l'unique but de magnifier la monarchie, les constructivistes russes tels que Kandinsky, Malevitch et tant d'autres ont voulu reconstruire la société humaine dans la foulée de la révolution rouge d'octobre 1917, Michel Ange en personne a mis son talent au service du catholicisme assoiffé de pouvoir et de richesse, l'abstraction de l'âge d'or musulman voulait s'élever au-dessus du matérialisme figuratif faisant de leur art une iconographie à la gloire du tout-puissant etc.

L'art est, paraît-il, la vitrine d'une civilisation donnée, un must exhibant une pensée régnante à un instant T de notre longue et interminable Histoire.
L'art est donc avant d'être une expression libre, comme il se doit, est devenu un instrument aux mains du pouvoir politique ou religieux.

Paraît-il aussi que notre époque a atteint le sommet de l'humanisme et du progrès, comme preuve voilà un petit rappel publié sur ma page FB en décembre dernier :

la rubrique "pop'art" de l'Occidentaliste:

Je me demande bien si ce ne sont les crapules qui gouvernent ce monde qui auraient inventé et promu ce qu'on appelle l'art populaire qui est plus populaire que "Art" ! Un outil supplémentaire pour abrutir la populace, pour entretenir l'ignorance et promouvoir l'inculture ! Il n'échappera à personne que la politique est souvent très proche de ce genre d'expression "libre" et "démocratique".

Elle se manifeste sous diverses formes dont la plus visible est "l'attachement" des hommes politiques à ce style délabré et sans consistance. Pire, ces crapules vont parfois jusqu'à accaparer ce mode d'expression en mettant la main à la pâte ! Ouaf ouaf président n'ayant plus d'ambitions politiques, après le coup de pied au cul de la part de Valls, s'intéresse à l'art avec assiduité. Un dévouement tel qu'il a pris la peine de se rendre chez les Bédouins pour promouvoir "l'art".

Un Louvre à Abou Dhabi ! Et pourquoi pas ? Une ère où un BHL est philosophe où le plagiaire Amin Maalouf et monsieur gangnagna Finequellecrotte sont académiciens on pourrait dès lors consentir un Louvre chez les bédouins du Moyen Age où l'art de la décapitation ou du mépris de la femme atteint des sommets ! Ouaf ouaf président est devenu du jour au lendemain Le défenseur de l'Art vitrine de la civilisation, Sa civilisation faite de mensonges, de fourberies, de vice et de crimes, un art servant de voile, de burka à une attitude aussi criminelle que mercantile.

L'art de la démagogie est un art de haut vol, un art accessible aux communs des mortels, un art où on n'a pas besoin de réfléchir pour comprendre mais juste "croire" le messie ou celui qui s'autoproclame comme tel. Ouaf ouaf président le jour, chef terroriste la nuit, n'a plus d'autres préoccupations que de promouvoir l'art chez les hérétiques sanguinaires, prêcher l'élévation de l'homme au-dessus des nids de coucous, subtile magnificence de l'art, celle de la démagogie maquillée en bienfaisance.

Ouaf ouaf président, ce grand seigneur, se moque des richesses et des mannes financières, non c'est un désintéressé, un ange, une nouvelle mère Theresa mais juste pour l'art et la culture ! Il est au-dessus des complots, faisant fi de l'ambition, un prophète des temps modernes , prophète de l'art bien entendu.

Détrompez-vous populace, il n'a pas saisi l'ONU à deux reprises pour sauver les terroristes mais pour promouvoir l'art chez les sauvages, chez les porcs déguisés en humains. Quelle noble mission est la sienne, quel dévouement est le sien !

Ouaf ouaf président s'est mû, en un quart de tour, en apôtre de l'art, lui le saccageur de Palmyre avec Fabius. Ce n'est plus Abou François Al-Hollandi qui a tant chéri Al-Nosra, ce n'est pas le plus le donneur d'ordre pour bombarder les écoles et les hôpitaux, ce n'est plus le complice d'Erdogan pour voler le pétrole syrien ; l'homme a changé, l'homme s'est repenti, il ne veut plus s'occuper que de l'art, une manière de déclarer son mea culpa, un coming out "artistique" en quelque sorte !

Comment faire oublier plus de 300 000 morts, un pays détruit et au bout une débâcle historique ? Comment éviter que les robinets du pétrole se referment sinon en s'intéressant à l'art ? Orphelin d'Obama son binôme, un autre messie bienfaiteur de l'humanité, ouaf ouaf président a trouvé sa voie, une sorte de porte dérobée pour atteindre les coulisses de l'infamie sans être vu ni connu ! "Je vais à Abou Dhabi pour sauver l'art" dit-il, mais de qui de quoi ?
Ouaf ouaf président s'est en réalité mué en mister Jekyll et doctor Hyde, faut dire que les circonstances poussent à la bipolarité, à la dichotomie et aux troubles comportementaux.

Il était sûr d'être réélu président, il était sûr de gagner la révolution syrienne et ramasser le pactole, il n'en sera rien, il était certain de diminuer le chômage dans son pays, il a augmenté, il était sûr de l'élection de Clinton aux USA, encore raté, il voulait punir Poutine pour son honnêteté et c'est Poutine qui l'a puni etc, etc.

Mais oui l'art peut consoler paraît-il, peut détacher les êtres des bassesses de ce bas monde, l'art a la vertu qui lui est propre celle d'élever les esprits au point de se désintéresser de ce qui est matériel ...

Mais au fait, son retour d'Abou Dhabi, potentiel nouveau pays du Louvre, s'est fait en catimini sans chichi sans manières car paraît-il les Bédouins ne lui ont pas signé le chèque espéré pour "promouvoir" l'art ! Il est vrai qu'ils sont incultes mais sont bons comptables ! Ils ont compris que ouaf ouaf président n'est même pas bon pour promouvoir l'art fût-il le "sien", peut-être qu'il n'a pas su trouver la bonne muse, peut-être que les "bonnes étoiles" le fuient.

Toujours est-il que l'art populaire a de beaux jours devant lui car depuis que ouaf ouaf président se consacre à l'art, sa popularité a quadruplé. Ce qui ne nous empêchera pas de lui hurler dans les oreilles dans cinq mois "adieu l'artiste".