Pax « Sionista» ou Pax Ludaea

Soumis par Hayan Sidaoui le lun 27/11/2017 - 23:58

Vous avez été nombreux à vous exclamer horrifiés suite à l'attentat contre la mosquée soufiste au Sinaï, qui par ailleurs n'était pas le premier du genre avec autant de victimes.

Je rappelle deux phrases du père de la sociologie moderne Ibn Khaldoun (1332-1406) apparue dans sa Muqaddima ou prolégomènes ou encore Introduction à l'Histoire universelle : « ne vous contentez pas de ce que vous racontent les rapporteurs qui ne vous rapportent que l'événement, allez chercher les causes mêmes de l'événement en question » et « la méthodologie employée pour traiter d'un sujet donné est plus importante que le sujet lui-même » dans le sens où une mauvaise approche de tout sujet le dénature et fausse donc toute analyse.

Ce qui se passe en Égypte comme dans tout le monde Arabe n'est que le produit direct des accords de camp David, où un traître nommé Sadate avait capitulé devant le plan de Kissinger, qui n'avait pour objet que de maintenir les pays arabes dans un état de fragilité permanente, permettant au besoin au sionisme de déstabiliser tel ou tel pays.

Sadate a accepté trois conditions imposées en signant les accords de « paix » de camp David  :

  • Limitation de la présence militaire égyptienne au strict minimum dans le Sinaï ce qui déjà entame toute souveraineté sur ce territoire.
  • Laisser Israël jouir de la production pétrolière des puits qui se trouvent à El-Arich, ce qui entame, en plus de la souveraineté, l'indépendance énergétique et économique de l'Égypte.
  • Faire la police pour Israël à la frontière avec Gaza et mater toute opposition aux accords de « paix » au sein même des villes égyptiennes, d'où le nombre de prisonniers politiques, qui est le plus élevé du monde Arabe avec le Maroc.

 

Les accords de camp David furent fièrement applaudis par les roitelets arabes du golfe, en plus de la Jordanie et du Maroc, alors que la Syrie, l'Irak, la Libye, les Palestiniens bien sûr y compris le Fatah de l'époque, celui d'Arafat et même le Liban, malgré son nid de traîtres, y ont été farouchement opposés.

Dès lors il me semble qu'il est facile de comprendre un peu plus le comment du pourquoi des guerres israelo-otanusiennes à répétition au Proche-Orient depuis 1982, tout comme il est facile de comprendre pourquoi Israël a dynamité les accords d'Oslo pourtant dictés par elle-même alors que Assad père, Arafat etc … les avaient acceptés !

De toute évidence la paix n'intéresse pas Israël, en tout cas pas une paix équitable, sa mystification du peuple élu, la voracité de l'occident politique ne lui permettent de survivre que grâce à la guerre, mais pas n'importe quelle guerre non plus, celle qui consiste à éviter tout affrontement direct qui lui serait dangereux et le remplacer par des guerres intérieures ou civiles maintenant le chaos qui ne peuvent  que servir la mafia du sionisme international.

La « Pax Ludaea » est la paix des lâches, des criminels, des suceurs du sang des autres peuples qu'il faudrait à tout prix maintenir dans le besoin car le besoin et la faim engraissent l'ignorance et l'obscurantisme sous toutes ses formes.

La « Pax Ludaea » est une paix pour soi et sûrement pas pour les autres, une paix où l'abject devient moral, où le crime devient institution, servi par la démagogie nourrie par une propagande lourde, insidieuse, venimeuse et surtout aveuglante ce qui préserve les apôtres de la Pax Ludaea d'une éventuelle clairvoyance de leurs propres peuples ou même d'un éveil de leur conscience d'être humains tout simplement.

La résistance a en particulier la caractéristique de ne pas se soucier de l'issue à l'avance, elle se moque de l'incertitude car ce qui compte pour elle, c'est d'abord de marquer sa différence par la dignité, la justice, le refus de « l'imposé » par la force ou par le vice, en un mot, la résistance ne se soucie que de sa soif de liberté peu importe le salaire ou le sacrifice.

Dans le camp opposé c'est tout le contraire, la « Pax Ludaea » est faite pour ceux qui veulent des garanties d'avance, même si c'est au prix de leur dignité ou liberté, même s'ils doivent vendre leurs âmes, pire, même s'ils doivent vendre l'avenir de leurs propres enfants en leur apprenant à se soumettre pour un sou ou pour un confort même fragile ou éphémère.

La « Pax Ludaea » est l'apanage des opportunistes, des traîtres et parvenus alors que la résistance qui lui est opposée est celle de la paix, la vraie, celle de l'âme et de la conscience humaine.

Non, cette « Pax » qui porte si mal son nom ne passera pas, ni attentats, ni chaos, ni manigances ou complots, ni la tentation des « garanties » pourraient l'affaiblir ou la dévier de son « droit chemin ».

La « Pax Sionista » ou « Pax Ludaea » peut détruire la pierre, peut brûler, peut spolier, mais ne peut en aucun cas démolir l'âme d'un peuple digne de ce nom, ne peut, en aucun cas, abolir la dignité, brûler la liberté, décapiter nos espérances ou pour résumer nous voler ce qui nous revient de droit : notre avenir.

Mais dites-moi les « applaudisseurs » du dimanche, les sans reproches, les proies faciles de la propagande, de toute sorte de propagande surtout celle qui nourrit vos égos, vos manques, vos complexes, ne voyez-vous pas faire ces levantins ? Ces vaillants arabes qui malgré leurs traîtres et la gourmandise de leurs maîtres, ne font rien d'autre que de dire à l'Histoire haut et fort : « tant que nous faisons des enfants nous imposerons notre propre guerre, celle qui aboutira à l'absolution, votre absolution pas la nôtre car nous ne l'avons jamais perdue depuis Moïse, depuis Jésus, depuis Mahomet, la croyance n'étant pas de suivre mais de comprendre et l'athée que je suis n'a aucune honte à le dire »

Vous avez détruit la pierre mais vous avez aussi aidé à construire un peuple du Golfe jusqu'au canal de Suez.

La « Pax Sionista ou Ludaea » ne passera pas, bonjour la « Pax Humana ».