Le Levant, antique et non une antiquité

Soumis par Hayan Sidaoui le jeu 24/08/2017 - 21:55

Rubrique

Deux hommes incarnent le Levant contemporain mais aussi toute son histoire chahutée : Bachar Al-Assad et Hassan Nasrallah, 52 et 56 ans mais en réalité ils ont plus de 5200 ans chacun tellement ils résument, à eux deux, les cinq millénaires du Levant berceau de la civilisation, berceau aussi de la notion de pouvoir, de religion et donc, l’autre revers de la médaille, berceau de toutes les convoitises extérieures et de toutes les injustices.

Le Levant ou le Croissant fertile, est fertile en Femmes et Hommes dont les destins ont jalonné et façonné les cinq millénaires écoulés. Le Levant ou croissant Fertile, fertile en contradictions, terre de semences les plus riches mais aussi terre de mauvaises herbes, terre de loyauté et terre de traîtrise ne l’oublions pas.

Deux hommes qui ont forcé le destin, deux hommes portés par tout un peuple, toute une nation, finalement toute une civilisation avec ses succès et ses revers, ses éclairs, ses tempêtes tout autant que la volupté et le luxe qui s’en dégagent.

Deux hommes qui sont le témoignage même que non seulement le Levant n’est pas une vieille antiquité muséographique de 5200 ans mais une flamme éternelle que même les dieux n’ont pu éteindre en usant de leurs pires colères.

Deux hommes victorieux, au sens large du terme. Ils ont conjuré le sort dans lequel le Levant est enfermé depuis des siècles, ils ont gagné notre estime, notre reconnaissance et notre plus profond respect. Mais surtout ils ont gagné ce que nos envahisseurs ont perdu, certes le Levant a été envahi, détruit, sa population massacrée pour quelques sous et par l’avidité de ceux qui se croyaient supérieurs. Le combat a été porté jusqu’à dans nos maisons mais nos trophées, nous sommes allés les chercher chez eux grâce à ces deux hommes qui ont su, soutenus par tout un peuple, aller leur arracher les plus beaux trophées de l’humanité : la Justice, la Dignité et la Liberté qui désormais sont les nôtres.

Notre ennemi acharné n’a pas de visage ni même de parole, il est muet, il est sourd, il est invisible car dénué de tout humanisme. Toutefois il est vaincu, vaincu par les deux visages sereins de ces deux Hommes au verbe haut et à l’oreille toujours tendue aux leurs.
Elle est bien là, la véritable victoire, une victoire qui, il y a encore peu paraissait aussi lointaine que la planète Mars, aussi inaccessible que le brûlant Soleil mais finalement à force de détermination, à force de croire, croire d’abord en nous, nous l’avons rendue accessible, domptée et apprivoisée.

Tour à tour ces deux hommes nous ont gratifié de deux discours, à trois jours d’intervalle, deux discours qui scellent désormais le sort et l’avenir de notre ennemi. Deux discours magnanimes certes, mais aussi fermes, justes et sans concessions.

Je l’ai souvent répété ces dernières années : Le monde bascule à l’Est là où le soleil se lève car comme avec beaucoup de levantins nous avions, dès 2011 et avec confiance, annoncé ceci : Qui touche à la grande Syrie creuse sa propre tombe et avec elle celle du colonialisme aussi bien militaire qu’économique.

Finalement deux hommes qui sont en réalité deux juges de l’Histoire prononçant contre l’Occident et le sionisme qui l’habite la plus appropriée des sentences : Il va falloir travailler dur pour manger, boire et se réchauffer car nous reprenons notre maison en main.